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Les Musiques Actuelles

Qu’appelle-t-on Musiques Actuelles ?

L’expression «Musiques Actuelles» a pour vocation d’englober à la fois, les musiques caractérisées par un usage systématique de l’amplification, dites « Musiques Amplifiées » (rock, hip-hop, reggae, électro...) ainsi que le jazz, la chanson et les musiques dites traditionnelles.

Les musiques actuelles constituent une pluralité de familles musicales, dont l’histoire et les références les rattachent à un socle commun dans lequel elles se reconnaissent.

Aujourd’hui, du fait de leur capacité constante de renouvellement et, par conséquent, de l’émergence de multiples formes musicales hybrides, le paysage de ces musiques recèle des formes riches et complexes, qui se manifestent par l’invention continuelle de nouveaux genres et de nouvelles dénominations. Par commodité sémantique, l’ensemble des acteurs impliqués dans ce secteur ont pris l’habitude de regrouper les musiques actuelles en quatre familles plus ou moins perméables et connaissent de multiples formes de croisement, d’hybridation et de fusion : - Les musiques amplifiées, elles mêmes divisées en trois sous-familles :

- Le rock, blues, pop, fusion, métal, indus, hardcore, punk…

- Le Hip Hop, R’n’B, ska, reggae, ragga, dub, funk…

- Les musiques électroniques.

- Le jazz et les musiques improvisées,

- Les musiques traditionnelles et les musiques du monde,

- La chanson en tant que genre (même si la forme chantée est commune à une grande partie de la famille musicale concernées).


Source : Action culturelle en milieu scolaire et musiques actuelles / Analyse du contexte francilien et éléments de réflexion pour une intervention des réseaux musiques actuelles / Etude réalisée par Franck Michaut, chargé de mission pour le Rif (Confédération des réseaux départementaux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France) / Septembre 2007.

 

« Musiques Actuelles » & insertion professionnelle

L'appellation "Musiques actuelles" est utilisée par les institutions publiques et les professionnels du secteur pour désigner aussi bien le rock que le jazz, les musiques électroniques, les musiques traditionnelles, la chanson, le rap … En bref, tout ce qui ne relève pas des musiques classiques ou lyriques.

Le domaine des musiques actuelles se prolonge largement dans d’autres secteurs et l’étanchéité de tous ces domaines n’est pas totale. Ainsi les artistes professionnels de la musique peuvent œuvrer dans le secteur du théâtre ou de la danse et aussi bien dans le spectacle vivant que dans le spectacle enregistré. Par ailleurs, les artistes de la musique travaillent dans des champs qui sont éloignés du secteur du spectacle comme le tourisme, l’animation culturelle, l’animation commerciale, ….

Cette mobilité était vécue par les artistes de la musique comme le prix à payer pour accéder librement à l'exercice professionnel de leur art. Promoteurs de la flexibilité certes, mais autonomes dans leur choix, les artistes pouvaient bon an mal an, espérer parvenir à un métier. Mais, au fil du temps, les conditions de travail se sont durcies, les sources d’emploi se sont diversifiées et les qualifications nécessaires pour vivre de la musique se sont multipliées et leur niveau se sont élevés.

Depuis 2003, la crise de l’intermittence a stimulé une double prise de conscience par les pouvoirs publics, d’une part qu’au delà des questions culturelles et artistiques, le spectacle et les artistes consistent en un véritable dynamiseur des activités économiques au sein des collectivités locales et par là contribuent incontestablement à l’aménagement du territoire, et, d’autre part, paradoxalement, que les artistes, et en particulier les artistes de la musique, rencontrent des difficultés croissantes pour exercer leur métier.

Par conséquent, il apparaît à tous que l’avenir du spectacle vivant, des musiques actuelles en particulier appelle une politique d'ensemble de l'emploi conjuguant la mise en action simultanée et coordonnée de plusieurs leviers. Parmi ceux-ci, il est indéniable que l'axe formation/qualification professionnelle est une voie à privilégier.

Dès lors, il revient à chacun, personne physique ou morale, œuvrant dans le secteur de la formation professionnelle de prendre des initiatives structurantes pour construire un dispositif de formation cohérent et efficace.

Source : ARTISTE MUSICIEN DES MUSIQUES ACTUELLES - REFERENTIEL METIER / Référentiel métier « Artiste musicien des musiques actuelles » (2008)